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Le mensonge de De Pierrebourg et la “Com” de sa clique

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Le géopolitologue Pascal Boniface et le sociologue Michel Wieviorka s’insurgent de la place que le mensonge a pris dans le débat public. Ils écrivent : “Nous n’acceptons pas que le mensonge et la vérité soient mis sur un pied d’égalité. Or il y a aujourd’hui une impunité pour le mensonge utilisé comme élément du débat, comme si mentir n’était pas grave. Il est possible de le faire de façon outrancière pour influencer l’opinion sans en subir de conséquences négatives, même si le mensonge est avéré et rendu public. Les régimes autoritaires et dictatoriaux sont basés sur lui, il y constitue un élément de leur survie. Mais en démocratie, il ne devrait pas être toléré. D’ailleurs, il n’a pas sa place, concrètement, dans d’autres pays démocratiques que le nôtre”.

Quand je constate :

  • Que Fabrice de Pierrebourg a pu mentir en toute impunité sur le plateau de Bazzo, lors d’un débat face à Adil Charkaoui;
  • Que les preuves de ce mensonge sont, au pire indéniables, au mieux méritent des explications et des recherches plus approfondies;
  • Que des personnes publiques comme Marie-France Bazzo et Lise Ravary n’ont pas pu ne pas être au fait de ces preuves ;
  • Que, au fait de ces preuves, font aujourd’hui comme si elles n’existaient pas,

je ne peux que me désoler et m’inquiéter. Adil Charkaoui est un ennemi à abattre sur la place publique il me semble. Cet objectif semble tellement prioritaire aux yeux de beaucoup que les mensonges sont permis pour y arriver.

Si Adil Charkaoui ment et que ce mensonge est évident, nous devons le dénoncer. Mais deux faux ne font pas un vrai et en conséquence, de Pierrebourg perd beaucoup de crédibilité en ayant osé mentir effrontément en plein débat télévisé.

Bien sûr on doit laisser le bénéfice du doute. Si ce n’est pas de Pierrebourg qui a menti, alors on ne peut qu’accuser l’organisme Act for Canada qui, le même jour d’une déclaration selon laquelle ce dernier n’a rien à voir avec leur organisme, ont supprimé son nom de la liste des conférenciers. Sauf que, avec l’internet, rien ne se perd, il existe des robots pour les archives.

Nathalie Roussy

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Salim Abounaja
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