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Non M. Okomba, on n’est pas en combat!

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Le 31 mars dernier, notre site a publié un texte s’interrogeant sur la neutralité de certains employés du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence de Montréal (CPRMV) quant aux dossiers qu’ils doivent gérer.

En fait ce qui était visé, ce n’est pas madame Ait Kabboura en personne, mais plutôt la manière de faire du centre.

Le texte publié par Le Devoir le 1er avril, est tout sauf objectif. La journaliste (du Devoir, qui n’aurait pu avoir accès aux échanges de Muslim News que par le biais d’une source …) expose des jugements au lieu de rapporter les faits et de mettre le lien vers notre texte original pour permettre au lecteur de se faire sa propre idée. Elle n’a pas non plus fait référence aux échanges qu’elle a eu avec nous.

Revenons maintenant au cœur du sujet. Nos interrogations et nos préoccupations quant à la façon de faire du CPRMV sont-elles légitimes ?

L’objectif de notre démarche était plus de relancer le débat sur les pratiques du Centre et d’exposer les inquiétudes et les réactions des acteurs communautaires et certains intellectuels musulmans.

Certes, il est très alarmant d’embaucher une personne dans une telle position avec des préjugés qui pourraient biaiser les opinions et le processus de prise des décisions. Forum Musulman Canadien

En effet  les points soulevés sont très inquiétants et troublants! Le point que vous soulevez est très important. Nous  pensons que le Centre devrait expliquer comment il garantit l’objectivité et l’équité dans son travail. Justice Femme

The Muslim News a déjà interpellé le CPRMV dans deux textes auparavant, toujours dans un souci de transparence et de droit à l’information au profit de notre communauté qui demeure la cible de différents projets au niveau de tous les paliers gouvernementaux.

La facilité avec laquelle deux chercheurs, de confession musulmane, qui collaboraient avec le centre ont été remerciés en moins de quatre mois dénote même d’une incompétence flagrante et d’un manque de considération pour les chercheurs musulmans.

“Bien que nous ne soyons pas d’accord avec les positions exprimées publiquement par la chercheuse en question, nous sommes préoccupés par le fait qu’il s’agit d’un deuxième cas évident de démission forcée d’un membre de la communauté musulmane du CPRMV. “ a déclaré le coordinateur du Collectif Québécois Contre l’Islamophobie, Adil Charkaoui.

Afin qu’il soit efficace et non seulement une vitrine médiatique et un projet politique du maire Coderre, le centre doit se doter des  outils scientifiques et des balises pour assurer son efficacité.

Son directeur lui-même, Herman Deparice-Okomba, a avoué dans des entrevues que le concept de radicalisation demeure flou et qu’il faut faire appel à des expertises pluridisciplinaires pour le cerner. Lancer des déclarations évasives qui font dans la victimisation genre «Ça démontre qu’on est la cible des personnes que l’on combat», ne règle pas le problème et ne sert pas la cause du centre. Si on considère l’interpellation légitime par rapport à une manière de faire une menace, c’est qu’il y a un méchant problème de terminologie et cela n’augure rien de bon pour la suite. Il ne faut pas laisser son passé (de) policier teinter ses nouvelles fonctions au sein du centre. La prévention n’est pas une réaction répressive, M. Okomba!

En premier, le centre, qui a été mis en place dans la précipitation, doit disposer d’un code qui définit ses process et les clarifie pour qu’ils ne soient pas sujet à des interprétations subjectives par des chercheurs avec un arrière-plan idéologique trop contrasté.

Deuxièmement, les protocoles d’intervention doivent être clarifiés, en particulier, les variables discriminatoires qui favorisent le transfert d’un dossier à la police.

Dernier point mais non le moindre, un contrôle en aval, comme la mise en place d’un ombudsman, qui permet un recours aux personnes qui se sentiraient laisées par le travail du centre.

Ce n’est qu’à travers un contrôle, de bout en bout, en amont et en aval, une ouverture d’esprit et une acceptation des critiques des partenaires que le centre pourrait accomplir sa mission et servir la cause pour laquelle il a été créé.

Salim Abounaja

Le 31 mars dernier, notre site a publié un texte s'interrogeant sur la neutralité de certains employés du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence de Montréal (CPRMV) quant aux dossiers qu'ils doivent gérer. En fait ce qui était visé, ce n'est pas madame Ait Kabboura en personne, mais plutôt la manière de faire du centre. Le texte publié par Le Devoir le 1er avril, est tout sauf objectif. La journaliste (du Devoir, qui n'aurait pu avoir accès aux échanges de Muslim News que par le biais d'une source ...) expose des jugements au lieu de rapporter les…

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